Georges Eddy Lucien ou l’alphabet des Jours des lieux de Pétion-Ville

DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

  • Georges Eddy Lucien ou l’alphabet des Jours des lieux de Pétion-Ville
  • l’Histoire d’un Géographe dans l’Histoire du Pays
  • Entre (). Macron de plus en plus leader mondain de l’Europe, ami de moins en moins président de la France : conseil de Sarkozy ou erreur récurrente qui plaît à Hollande, quand je soutenais que le président a besoin d’un coup de pouce ? Fermons-les ().                                       

Il y a de ces éléments de surprise que l’on rencontre en Haïti qui poussent l’exporté que je suis à s’interroger sur la dramaturgie haïtienne au quotidien. Car, il y en a une dans cette réalité. Comme si l’on vit dans un rêve à plusieurs paliers alternatifs qui finalement au moment du coup de théâtre, intervient le réveil. On est encore là. Non pas fait zombi, mais bien réel avec ce lendemain d’apocalypse. Il existe. C’est la nette sensation qui m’a habité non pas avant, car il n’y a pas eu d’attente en ce sens. Mais, au cours et après ma conversation avec le géographe-historien, ou l’inverse. Je suis Georges Eddy Lucien. Scénario : Pétion-Ville, territoire étudié pour un gradient. Une cohorte d’étudiants de l’École Normale/S part en observation sur un territoire où l’on doit observer d’abord, constater ensuite le gradient. Et, étudier l’appropriation de l’espace, l’option est en termes de temporalité en matière d’économie citoyenne. Jours dissemblables, heures perdues, l’espace pris à tout hasard ici, est frivole. Cela se passe sous les yeux de l’autorité de l’État au grand bonheur qui croit en l’expertise exogène. Celle-ci, admirable, sollicite la ressource locale (tel le professeur Georges Eddy Lucien) pour remettre la dose au gouvernement ou à tout autre exécutif local qui aspire au développement selon le modèle exo. En fait, payer le placier pour hélas consommer local, tierce partie occultée. Le même schéma du jeans Lee délavé cousu en Haïti, réimporté pour le détail. Le coût de l’emballage est plus cher que le produit.

C’est ainsi que je dévoile la recommandation du professeur Josué Mérilien.

Les normaliens partent de coins différents, soit d’autres villes pour pénétrer Pétion-Ville. Premier constat géographique, Pétion-Ville n’est pas une ville fermée emmurée comme le modèle de la cité ancienne de la Basse-Mésopotamie. L’accès est multiple et géographiquement différent, soit en montant soit en descendant. Donc, l’histoire de la pénétration est différente en vertu du point d’accès. Sachons qu’en termes de sécurité publique, la police par exemple n’a pas cette ressource qui pourtant ferait connaître le physique du territoire comme le risque et les avantages, soit pour une prévention, soit pour un contrôle, soit pour un objectif quelconque. Le discours de Georges Eddy Lucien ne présente aucune forme d’autorité de ce genre en visite. Et, pourtant, Pétion-Ville est une cité qui se développe latéralement avec la forme de transformation qui va surprendre l’intelligence du pays même dans son ensemble. Comment protéger ou développer un territoire si on ne le connaît pas, que dire de ses besoins obtus en fonction de ses besoins réels de ses besoins factuels. Georges Eddy Lucien nous étale là le savoir de l’étudiant qui du sens de l’observation peut dépasser celles de l’expertise nationale, avec option de s’exiler en définitive. Denrée rare : la rémunération. On importe la ressource étrangère comme axe de départ du bon-savoir, tandis que l’exo démarre nécessairement par l’espace d’apprentissage qui absorbe plus que la moitié du contrat, et quitte royalement, exactement quand il serait prêt. Juste à côté de la déception de l’expert local qu’on ignore. Ça se passe au pays où le président dépeint ses juges à l’étranger, pour se montrer digne, intelligent. Le reste ne compte pas. Le pays ignore ainsi les publications du professeur GE Lucien.

Goerges Eddy Lucien : historien-géographe

La requête-Mérilien

Axé sur une démarche qui met en relief des valeurs haïtiennes occultées par la peine politique qui ronge le tissu social du citoyen, j’ai demandé au professeur Mérilien de me fournir à son tour une bonne référence en Haïti, mais d’une personnalité avec qui il partage au mieux sa tasse de café amère. Non pas obligatoirement l’ennemi du voisinage, mais face à laquelle il se justifierait facilement de le critiquer sévèrement. Personnalité qui néanmoins devrait répondre à des critères de références vérifiables que l’on veut valoriser. L’historien-géographe Georges Eddy Lucien est trouvé idoine à ses yeux. Allez donc savoir pourquoi, peu importe le ruban, mais la demande est éminemment respectée dans le sens de la valeur intrinsèque de l’individu. C’est de là que part la rencontre avec un homme dont le pays ignore ses thèmes de référence au point qu’il risque comme tous les autres d’ailleurs qui ont quitté, de prendre le chemin de l’exil qui est en fait à la recherche de ressources formées pour lesquelles il n’a pas contribué. Ce au profit de l’implémentation de pays comme dans les années où la haute éducation haïtienne s’évadait par la faute d’une liberté interdite, pour aller plus qu’instruire, mais pour faire école ailleurs. Il aura fallu alors un étranger ou…, pour venir nous chanter la muse haïtienne qu’il eût connu dans l’enfance ou dans la jeunesse, qui a fait de lui ou d’elle, le citoyen qu’il est devenu dans son pays ou dans un autre pays. Le Sénégal nous a parlé ainsi de la famille Lemoine par le professeur Lemoine, par rapport à un diplomate du Sénégal rencontré à Genève en 2007, en l’occurrence son excellence, l’ambassadeur Babacar Carlos Mbaye. Mérilien nous a conté en Georges Eddy Lucien, un prisme de valeur mesuré en géo & histoire.

L’application chez le chercheur

Le chercheur ne s’arrête pas à Pétion-Ville, ni se limite à Haïti exclusivement. Il fonce dans le cœur de little-Haiti (Miami) transformé par les populations de Liancourt dans l’Artibonite. Elles vivent une forme de nomadisme qui est en réalité une adaptation économique en fonction des bourses frivoles disponibles par la caravane globale du transport, en respectant le besoin de consommation locale. L’espace n’est ni ruine ni abstrait pour lui, au contraire, même si son axe de recherches se présente en fait comme un utilitaire de géographie des Caraïbes par l’Haïtien. Utilitaire même pour le politico en campagne, en quête d’influence et de compréhension du migrateur. Il est pourtant simple à mon avis, de mesurer l’importance de la ressource. Les médecins spécialistes haïtiens brillent à l’étranger quand on les a laissés partir en exil forcé pour que le médecin spécialiste cubain ou américain vienne nous pallier, besoin de rédemption bilatérale, quoique différent. Voilà donc le géographe-historien, des ouvrages publiés le présentent éloquemment.

Fin d’un premier voyage, non pas de l’histoire !


Notes particulières, recherches associées : Jean-Pierre Bailly, Josué Mérilien

Publication. Le Nord-Est d’Haïti la perle d’un monde fini : entre illusions et réalité 2018; Espaces périphériques et économie d’archipel; finaliste prix découvrir Haïti 2015. Cet article est le premier, et sert de présentation à la série de trois, sur le sujet.